Bava Metzia 3
הַמַּפְקִיד אֵצֶל חֲבֵרוֹ בְּהֵמָה אוֹ כֵלִים, וְנִגְנְבוּ אוֹ שֶׁאָבְדוּ, שִׁלֵּם וְלֹא רָצָה לִשָּׁבַע, שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ שׁוֹמֵר חִנָּם נִשְׁבָּע וְיוֹצֵא, נִמְצָא הַגַּנָּב, מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. טָבַח וּמָכַר, מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. לְמִי מְשַׁלֵּם, לְמִי שֶׁהַפִּקָּדוֹן אֶצְלוֹ. נִשְׁבַּע וְלֹא רָצָה לְשַׁלֵּם, נִמְצָא הַגַּנָּב, מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, טָבַח וּמָכַר, מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. לְמִי מְשַׁלֵּם, לְבַעַל הַפִּקָּדוֹן:
Si quelqu'un déposait chez son voisin une bête ou des vases, et qu'ils étaient volés ou perdus, et qu'il (le voisin) payait, ne voulant pas jurer [le serment des veilleurs (Shemoth 22:10), par lequel il aurait pu se soustraire, s'il avait juré qu'il n'avait pas été abandonné et n'avait pas "envoyé sa main" contre elle], car ils ont dit que celui qui regarde gratuitement (shomer chinam) jure et est exempté —Si le voleur est retrouvé, il paie Kefel. S'il l'abattait et le vendait, il en payait quatre et cinq. À qui paie-t-il? À celui avec qui (l'animal) a été déposé. [Car depuis qu'il a payé, il a acquis tous ses paiements. Et même s'il n'a pas payé, mais a seulement dit en beth-din: "Je paierai", il acquiert tous ses paiements, que ce soit kefel ou quatre et cinq.] S'il jurait, ne voulant pas payer, si le voleur était trouvé, il paie kefel. S'il l'abattait et le vendait, il en payait quatre et cinq. À qui paie-t-il? Au propriétaire du gisement.
הַשּׂוֹכֵר פָּרָה מֵחֲבֵרוֹ וְהִשְׁאִילָהּ לְאַחֵר, וּמֵתָה כְדַרְכָּה, יִשָּׁבַע הַשּׂוֹכֵר שֶׁמֵּתָה כְדַרְכָּה, וְהַשּׁוֹאֵל יְשַׁלֵּם לַשּׂוֹכֵר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, כֵּיצַד הַלָּה עוֹשֶׂה סְחוֹרָה בְּפָרָתוֹ שֶׁל חֲבֵרוֹ, אֶלָּא תַחֲזֹר פָּרָה לַבְּעָלִים:
Si l'un a loué une vache à son voisin et l'a prêtée à un autre [avec la permission du propriétaire (car nous décidons qu'un observateur qui donne à un autre sans permission est responsable)], et qu'elle meurt normalement, le locataire jure [au propriétaire] que il est décédé normalement, [et il est exonéré de paiement, un locataire étant exonéré (du paiement) pour les accidents (comme la mort)], et l'emprunteur, [qui est responsable des accidents] paie le locataire. R. Yossi a dit: Si oui, il (le locataire) "fait des affaires" avec la vache de son voisin! Au contraire (le paiement pour) la vache est retourné au propriétaire. [La halakha est conforme à R. Yossi.]
אָמַר לִשְׁנַיִם, גָּזַלְתִּי לְאֶחָד מִכֶּם מָנֶה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶה מִכֶּם, אוֹ, אָבִיו שֶׁל אֶחָד מִכֶּם הִפְקִיד לִי מָנֶה, וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶה הוּא, נוֹתֵן לָזֶה מָנֶה וְלָזֶה מָנֶה, שֶׁהוֹדָה מִפִּי עַצְמוֹ:
S'il a dit à deux (hommes): «J'ai volé une crinière à l'un de vous, et je ne sais laquelle», ou (s'il a dit :) «Le père de l'un de vous a déposé une crinière chez moi, et je je ne sais pas lequel », il donne à l'un une crinière et à l'autre une crinière, ayant admis cela de lui-même. [("S'il a dit à deux" :) et qu'ils ne réclament rien, mais il vient pour satisfaire les "revendications du Ciel", il donne à chacun une crinière. Mais si deux lui font une réclamation, et qu'il admet qu'il a volé l'un d'eux, chacun d'eux jure qu'il lui a volé, et il donne une crinière à chacun, les sages le pénalisant pour avoir transgressé l'interdit contre le vol. . De même, si deux ont fait une réclamation contre quelqu'un, chacun disant: "Mon père a déposé un maneh avec vous", et il disant: "Le père de l'un de vous l'a fait, mais je ne sais pas lequel", chacun d'eux jure que son père a déposé une crinière avec lui, et il donne à chacun une crinière, étant coupable de déréliction. Car il aurait dû prendre soin de se souvenir qui l'a déposé auprès de lui.]
שְׁנַיִם שֶׁהִפְקִידוּ אֵצֶל אֶחָד, זֶה מָנֶה וְזֶה מָאתַיִם, זֶה אוֹמֵר שֶׁלִּי מָאתָיִם וְזֶה אוֹמֵר שֶׁלִּי מָאתָיִם, נוֹתֵן לָזֶה מָנֶה וְלָזֶה מָנֶה, וְהַשְּׁאָר יְהֵא מֻנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, אִם כֵּן מַה הִפְסִיד הָרַמַּאי. אֶלָּא הַכֹּל יְהֵא מֻנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ:
Si deux déposaient chez lui, cent; l'autre, deux cents [comme quand ils l'ont déposé en même temps, l'un juste avant l'autre]—le premier dit: "Les deux cents sont à moi"; le second: «Les deux cents m'appartiennent», il donne au premier cent et le second cent, et le reste est mis de côté jusqu'à ce qu'Eliyahu vienne. [Car il peut leur dire: "Vous n'étiez pas particuliers l'un à l'autre, afin que l'autre puisse réclamer les deux cents— Moi non plus, je n'avais pas besoin d'être particulier pour savoir qui m'avait donné les deux cents. "De sorte que c'est comme s'ils avaient placé les trois cents dans un paquet devant lui, il ne lui incombait pas de savoir ce qu'il contenait appartenait au l'un, et quoi à l'autre.] R. Yossi a dit: "Si oui, qu'est-ce que le trompeur a perdu!" [Il n'admettra jamais la vérité.] Au contraire, le tout est mis de côté jusqu'à ce qu'Eliyahu vienne.
וְכֵן שְׁנֵי כֵלִים, אֶחָד יָפֶה מָנֶה וְאֶחָד יָפֶה אֶלֶף זוּז, זֶה אוֹמֵר יָפֶה שֶׁלִּי וְזֶה אוֹמֵר יָפֶה שֶׁלִּי, נוֹתֵן אֶת הַקָּטָן לְאֶחָד מֵהֶן, וּמִתּוֹךְ הַגָּדוֹל נוֹתֵן דְּמֵי קָטָן לַשֵּׁנִי, וְהַשְּׁאָר יְהֵא מֻנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, אִם כֵּן מַה הִפְסִיד הָרַמַּאי. אֶלָּא הַכֹּל יְהֵא מֻנָּח עַד שֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ:
De même, deux vaisseaux, un vaut cent; l'autre, mille, un homme disant: "Le plus cher est à moi"; l'autre: "Le plus cher est à moi"—le plus petit est donné à l'un d'eux, et du plus grand, la valeur du plus petit est donnée à l'autre, et le reste est mis de côté jusqu'à ce qu'Eliyahu vienne. [Ceci est requis pour les rabbins, pour nous apprendre: "Non seulement ici, mais aussi ici.", C'est-à-dire, non seulement dans (l'exemple ci-dessus de) cent deux cents, où il n'est pas nécessaire de casser un récipient, les rabbins disent-ils que chacun en reçoit cent, mais même dans le cas de deux récipients, où il y a perte, il est nécessaire de casser le grand récipient pour en donner la valeur du plus petit— de sorte que lorsque Eliyahu viendra, le propriétaire du grand navire sera trouvé perdu, son navire ayant été brisé — afin que l'on puisse penser que dans un tel cas les rabbins seraient d'accord avec R. Yossi que tout doit être mis de côté jusqu'à ce qu'Eliyahu vienne —nous en sommes donc informés autrement. La halakha est en accord avec les sages.] R. Yossi dit: Si oui, qu'est-ce que le séducteur a perdu! Au contraire, tout doit être mis de côté jusqu'à ce qu'Eliyahu vienne.
הַמַּפְקִיד פֵּרוֹת אֵצֶל חֲבֵרוֹ, אֲפִלּוּ הֵן אֲבוּדִין לֹא יִגַּע בָּהֶן. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, מוֹכְרָן בִּפְנֵי בֵית דִּין, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְמֵשִׁיב אֲבֵדָה לַבְּעָלִים:
Si l'on dépose des fruits chez son voisin, même s'ils subissent une perte [à cause de souris ou de pourriture], il ne peut pas les toucher [pour les vendre. Car «un homme préfère une mesure de sa propre à neuf mesures de son voisin». Sa mesure est aimée de lui parce qu'il a travaillé pour elle, plus (bien-aimée) que neuf mesures d'autres qu'il recevrait pour la vendre. Les rabbins disent: «Il ne peut pas les toucher», seulement s'ils subissent la perte normale indiquée dans notre Michna (ci-dessous): pour le blé et le riz, neuf demi-kavin pour un kor, etc. Mais s'ils subissent plus que la normale perte, les sages concèdent à R. Shimon b. Gamliel qu'il les vend par Beth-Din. La halakha est conforme aux sages.] R. Gamliel dit: Il les vend avant Beth-Din, car il est comme celui qui rend un objet perdu à son propriétaire.
הַמַּפְקִיד פֵּרוֹת אֵצֶל חֲבֵרוֹ, הֲרֵי זֶה יוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת. לְחִטִּין וּלְאֹרֶז, תִּשְׁעָה חֲצָאֵי קַבִּין לְכוֹר, לִשְׂעֹרִין וּלְדֹחַן, תִּשְׁעָה קַבִּין לְכוֹר, לְכֻסְמִין וּלְזֶרַע פִּשְׁתָּן, שָׁלשׁ סְאִין לְכוֹר. הַכֹּל לְפִי הַמִּדָּה, הַכֹּל לְפִי הַזְּמָן. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי, וְכִי מָה אִכְפַּת לָהֶן לָעַכְבָּרִין, וַהֲלֹא אוֹכְלוֹת בֵּין מֵהַרְבֵּה וּבֵין מִקִּמְעָא. אֶלָּא אֵינוֹ מוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת אֶלָּא לְכוֹר אֶחָד בִּלְבָד. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אִם הָיְתָה מִדָּה מְרֻבָּה, אֵינוֹ מוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת, מִפְּנֵי שֶׁמּוֹתִירוֹת:
Si l'on déposait des fruits chez son voisin [et que ce dernier les mélangeait avec ses fruits et en mangeait sans savoir combien, quand il vient les rendre,] il déduit pour [la perte normale]: pour le blé et le riz, neuf demi -kavin à un kor. [Le kor est de trente sa'ah; la sa'ah est de six kavin.] Pour l'orge et le millet, neuf kavin pour un kor. Pour l'épeautre et la graine de lin, trois sa'ah à un kor, tous selon le montant [c'est-à-dire, le même pour chaque kor], tous selon le temps [qu'il les a laissés avec lui. Pour chaque année, il déduit ce montant.] R. Yochanan b. Nuri a dit: Quelle différence cela fait-il pour les souris? Ne mangent-ils pas [la même quantité] d'une grande mesure que d'une petite? [Par conséquent,] il déduit la perte seulement pour un kor, [c.-à-d. Neuf demi-kavin pendant un an, que ce soit pour un kor ou pour dix.] R. Yehudah dit: Si c'était un montant élevé [c.-à-d. avec lui un montant important, dix korim et plus], il ne déduit pas pour perte, car il y a un surplus. [Car au moment du battage, lorsque le grain est déposé, il est sec; et à la saison des pluies, quand il est retourné, il est gonflé, de sorte qu'on n'en perd pas trop à cause des souris, les souris ne mangeant pas beaucoup à partir de dix korim. Par conséquent, le gonflement compense la consommation des souris. La halakha n'est pas en accord avec R. Yehudah ni avec R. Yochanan b. Nuri. Toutes ces mesures sont obtenues à Eretz Yisrael et à l'époque du tannaim. Mais dans d’autres pays et à cette époque, tout est conforme à la perte normale de semences dans ces pays et à cette époque.]
יוֹצִיא לוֹ שְׁתוּת לְיַיִן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, חֹמֶשׁ. יוֹצִיא לוֹ שְׁלשֶׁת לֻגִּין שֶׁמֶן לְמֵאָה, לֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים, לֹג וּמֶחֱצָה בָּלַע. אִם הָיָה שֶׁמֶן מְזֻקָּק, אֵינוֹ מוֹצִיא לוֹ שְׁמָרִים. אִם הָיוּ קַנְקַנִּים יְשָׁנִים, אֵינוֹ מוֹצִיא לוֹ בָּלַע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַף הַמּוֹכֵר שֶׁמֶן מְזֻקָּק לַחֲבֵרוֹ כָּל יְמוֹת הַשָּׁנָה, הֲרֵי זֶה מְקַבֵּל עָלָיו לֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים לְמֵאָה:
Il en déduit un sixième pour le vin [s'il a déposé du vin chez lui et qu'il s'est mélangé avec son vin. (Les vases en absorbent un sixième.)] R. Yehudah dit: Un cinquième. [Car la terre à partir de laquelle les vases ont été fabriqués dans la localité de R. Yehudah en a absorbé un cinquième; tout selon le lieu.] Il déduit trois bûches d'huile pour cent—une bûche et demie pour les lies; une bûche et demie pour l'absorption. S'il s'agissait d'huile raffinée, il ne déduit pas pour les lies. S'il s'agissait de vieux navires, il ne déduit pas pour l'absorption. R. Yehudah dit: De même, si l'on vend de l'huile raffinée à son voisin tous les jours de l'année, il (l'acheteur) accepte (une déduction de) un et demi à cent pour les lies. [Tout comme ils ont stipulé (une déduction pour) lies pour le déposant, ils l'ont donc stipulé pour le vendeur, à savoir: Si l'on vend de l'huile à son voisin et lui donne de ses cruches de l'huile raffinée qu'il utilise constamment, l'acheteur accepte un déduction d'une bûche et demie à cent pour les lies. La halakha n'est pas conforme à R. Yehudah.]
הַמַּפְקִיד חָבִית אֵצֶל חֲבֵרוֹ, וְלֹא יִחֲדוּ לָהּ הַבְּעָלִים מָקוֹם, וְטִלְטְלָהּ וְנִשְׁבְּרָה, אִם מִתּוֹךְ יָדוֹ נִשְׁבְּרָה, לְצָרְכּוֹ, חַיָּב, לְצָרְכָּהּ, פָּטוּר. אִם מִשֶּׁהִנִּיחָהּ נִשְׁבְּרָה, בֵּין לְצָרְכּוֹ בֵּין לְצָרְכָּהּ, פָּטוּר. יִחֲדוּ לָהּ הַבְּעָלִים מָקוֹם, וְטִלְטְלָהּ וְנִשְׁבְּרָה, בֵּין מִתּוֹךְ יָדוֹ וּבֵין מִשֶּׁהִנִּיחָהּ, לְצָרְכּוֹ, חַיָּב, לְצָרְכָּהּ, פָּטוּר:
Si l'on déposait une cruche chez son voisin et que le propriétaire ne lui désignait pas de place [dans la maison de l'observateur, en disant: "Prête-moi ce coin"], et qu'il (l'observateur) la déplaçait et elle était cassée —S'il a été cassé (en tombant) de sa main: Si (il l'a déplacé) pour son besoin, [c'est-à-dire, pour l'utiliser], il est responsable; pour son besoin, [étant dans un endroit où il était susceptible d'être cassé], il n'est pas responsable. S'il a été cassé après qu'il l'a posé, que ce soit pour son besoin ou pour son besoin, il n'est pas responsable. [Si après l'avoir utilisé, il l'a mis dans un endroit gardé, qu'il l'ait déplacé au début pour son besoin ou pour son besoin, il n'est pas responsable. Car on dit que lorsqu'il le rend (à sa place), il est dans le domaine du propriétaire comme auparavant, et son statut est celui d'un observateur non rémunéré, qui n'est pas responsable des accidents, même s'il n'en a pas informé le propriétaire. , en disant: "Je l'ai pris et je l'ai rendu." La première partie de la Michna est en accord avec R. Yishmael, qui dit que si l'on vole un agneau du troupeau et le rend à sa place, il n'est pas responsable, il n'est pas nécessaire d'en informer le propriétaire. Quant à «et le propriétaire ne désigne pas de lieu pour cela», il s'agit d'une construction «non seulement», c'est-à-dire: non seulement lorsque le propriétaire lui désigne un endroit, et il le retourne à son endroit désigné après l'avoir utilisé pour son besoin n'est-il pas responsable même s'il n'a pas informé le propriétaire, l'ayant renvoyé à son lieu désigné— mais même lorsque le propriétaire ne lui désigne pas de lieu, étant donné qu'il n'y a pas de place spéciale pour lui, s'il le rend, il n'est pas responsable, l'ayant remis dans un lieu gardé, il n'est pas nécessaire d'en informer le propriétaire.] Si le le propriétaire a désigné un endroit pour cela, et il l'a déplacé et il a été cassé, que ce soit de sa main ou après l'avoir posé —Si pour son besoin, il est responsable; si pour son besoin, il n'est pas responsable. [Cette dernière partie (de la Mishnah) est conforme à R. Akiva, qui dit que si l'on vole un agneau du troupeau et le remet à sa place et qu'il rencontre un accident, il est toujours responsable à moins qu'il n'ait informé le propriétaire qu'il l'avait volé et rendu. Il en va de même après qu'il l'ait utilisé pour son besoin et qu'il est devenu un voleur à son égard—Même s'il le pose dans un endroit gardé, il est responsable. Quant à son énoncé dans cette dernière partie: "Si le propriétaire lui désigne un lieu", il s'agit d'une construction "non seulement", c'est-à-dire: non seulement lorsqu'il ne désigne pas un lieu, il est responsable lorsqu'il le dépose après l'employer pour son besoin, ne pas l'avoir déposé dans un endroit désigné pour lui; mais même lorsqu'il désigne un lieu et qu'il le remet à cet endroit, il est responsable, il faut en aviser le propriétaire. La première partie (de la Mishna) est en accord avec R. Yishmael, et la seconde partie, avec R. Akiva. Ainsi est-il interprété dans la Gemara.]
הַמַּפְקִיד מָעוֹת אֵצֶל חֲבֵרוֹ, צְרָרָן וְהִפְשִׁילָן לַאֲחוֹרָיו, אוֹ שֶׁמְּסָרָן לִבְנוֹ וּלְבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, וְנָעַל בִּפְנֵיהֶם שֶׁלֹּא כָרָאוּי, חַיָּב, שֶׁלֹּא שָׁמַר כְּדֶרֶךְ הַשּׁוֹמְרִים. וְאִם שָׁמַר כְּדֶרֶךְ הַשּׁוֹמְרִים, פָּטוּר:
Si quelqu'un déposait de l'argent chez son voisin et qu'il le liait [dans son écharpe] et le passait par-dessus son épaule, [même s'il s'agit d'une garde de bonne foi, il est responsable. Car si quelqu'un emporte de l'argent déposé chez lui d'un endroit à l'autre, la seule garde valable est dans sa main, il est écrit (Deutéronome 14:25): "Et tu lieras l'argent dans ta main"—Bien qu'il soit lié, il doit être entre vos mains. Et dans une maison, il est gardé uniquement dans le sol. Et dans un mur, dans la largeur de main près du plafond ou la largeur de main près du sol, les voleurs ne risquant pas d'y fouiller. S'il les a gardés d'une autre manière, il est considéré comme abandonné, et il est responsable—à moins qu'il n'ait stipulé ab initio avec le déposant qu'il ne l'accepte qu'à la condition qu'il ne soit pas responsable de l'ensemble de ces «gardes».]; ou s'il l'a donné à son fils ou à sa fille mineur, et "s'est fermé" mal devant eux, il est responsable, car il n'a pas regardé à la manière des veilleurs. Mais s'il a regardé à la manière des observateurs, il n'est pas responsable. [Mais s'il l'a donné à des adultes, ils jurent qu'ils l'ont gardé à la manière des veilleurs et ils ne sont pas responsables. Et nous ne disons pas dans un tel cas qu'un observateur qui donne à un observateur est responsable. Car il est de coutume de déposer auprès de sa femme ou de ses enfants ce qui a été déposé chez lui. Et celui qui dépose quelque chose avec un autre le fait avec cette compréhension.]
הַמַּפְקִיד מָעוֹת אֵצֶל שֻׁלְחָנִי, אִם צְרוּרִין, לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶם, לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ אֵינוֹ חַיָּב בְּאַחֲרָיוּתָן, מֻתָּרִין, יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ חַיָּב בְּאַחֲרָיוּתָן. אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת, בֵּין צְרוּרִין וּבֵין מֻתָּרִים לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ אֵינוֹ חַיָּב בְּאַחֲרָיוּתָן. חֶנְוָנִי כְּבַעַל הַבַּיִת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, חֶנְוָנִי כַּשֻּׁלְחָנִי:
Si l'on dépose de l'argent auprès d'un bureau de change, s'il est lié [et scellé ou lié avec un nœud distinct], il ne peut pas l'utiliser. Par conséquent, s'il est perdu, il n'est pas responsable de la restauration. [Mais s'il n'est pas scellé ou noué avec un nœud distinct, même s'il est lié, il est considéré comme ouvert et non lié du tout, et il peut l'utiliser.] S'il n'est pas lié, il peut l'utiliser. Par conséquent, s'il est perdu, il est responsable de la restauration, [Même s'il ne l'a pas utilisé, il est comme un gardien à gages à son égard, car il peut l'utiliser, et il est responsable du vol ou de la perte. Et s'il l'utilise, c'est comme un prêt pour lui, et il est également responsable des accidents.] (S'il le dépose) auprès d'un propriétaire, qu'il soit lié ou non, il ne peut pas l'utiliser. Par conséquent, s'il est perdu, il n'est pas responsable de la restauration. Un commerçant est comme un propriétaire. Ce sont les paroles de R. Meir. R. Yehudah dit: Un commerçant est comme un prêteur d'argent. [La halakha est conforme à R. Yehudah.]
הַשּׁוֹלֵחַ יָד בְּפִקָּדוֹן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, יִלְקֶה בְחָסֵר וּבְיָתֵר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, כִּשְׁעַת הוֹצָאָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, כִּשְׁעַת הַתְּבִיעָה. הַחוֹשֵׁב לִשְׁלֹחַ יָד בְּפִקָּדוֹן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, חַיָּב. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, אֵינוֹ חַיָּב עַד שֶׁיִּשְׁלַח בּוֹ יָד, שֶׁנֶּאֱמַר (שמות כב) אִם לֹא שָׁלַח יָדוֹ בִּמְלֶאכֶת רֵעֵהוּ. כֵּיצַד. הִטָּה אֶת הֶחָבִית וְנָטַל הֵימֶנָּה רְבִיעִית, וְנִשְׁבְּרָה, אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא רְבִיעִית. הִגְבִּיהָהּ וְנָטַל הֵימֶנָּה רְבִיעִית, וְנִשְׁבְּרָה, מְשַׁלֵּם דְּמֵי כֻלָּהּ:
Si l'on "envoie sa main" contre un dépôt, Beth Shammai dit: Il est "frappé" de diminution et d'augmentation [du dépôt, c'est-à-dire, si l'on déposait chez lui un agneau plein de laine, ou enceinte, et il était tondu ou a accouché après avoir envoyé sa main contre elle, il la paie, sa tonte et sa progéniture —par quoi il est frappé par sa «diminution» pendant qu'il était avec lui. Et avec "augmentation": si elle est tombée enceinte ou chargée de laine avec lui, il la paie chargée et enceinte, comme c'est le cas maintenant—par quoi il est frappé par «l'augmentation».] Et Beth Hillel dit: (Il paie) comme au moment d'être sorti de la maison du propriétaire, [s'il est chargé, chargé; si «vide», «vide».] R. Akiva dit: Comme au moment de la réclamation [avant beth-din, il est écrit (Lévitique 5:24): «À qui il appartient, il le donnera le jour de sa culpabilité "—le jour où il est rendu responsable par jugement. La halakha est conforme à Beth Hillel.] Si l'on pense envoyer sa main contre un dépôt [c'est-à-dire, s'il a dit devant des témoins: "Je prendrai le dépôt de cet homme pour moi"], Beth Shammai le jugera responsable, [étant écrit (Exode 22: 8): "Pour chaque d'var (lit. 'parler') de violation"—A partir du moment où il parle d'envoyer sa main, il est un violateur]. Beth Hillel dit: Il n'est pas responsable jusqu'à ce qu'il envoie sa main, il est écrit (Exode 22: 7): "S'il n'a pas envoyé sa main contre le dépôt de son prochain." [Quant à «Pour chaque« parler »de violation», Beth Hillel l'explique ainsi: D'où vient le fait que si quelqu'un dit à son esclave ou à son messager d'envoyer sa main contre un dépôt, il est responsable? Extrait de: «Pour chaque« discours »de violation.»] Comment? [Maintenant, Beth Hillel est expliquée. D'autres disent: «Comment?» Est omis, et une décision indépendante s'ensuit.] Si l'on incline une cruche ( de vin) et en a pris un revi'ith (un quart de bûche) et il s'est cassé (après), il ne paie qu'un revi'ith. [Car envoyer une main ne rend pas responsable des accidents jusqu'à ce qu'il tire ou soulève (l'objet), cette acquisition effectuant.] S'il l'a soulevé et a pris une revue de lui et il s'est cassé, il paie la valeur du tout. [Pas nécessairement «prendre»: car s'il l'a soulevé pour en retire, il est responsable des accidents même s’il n’en a rien pris. Et s’il prenait un revi'ith de la cruche et que le vin restant dans la cruche devenait aigre par la suite, même s’il n’avait pas soulevé la cruche, il payait tout le vin, après l'avoir rendu aigre par son acte.]